L’accueil monastique à la Maigrauge
 
   Assemblée Générale de l’Association des Amis de la Maigrauge, 6 mars 2010
                                       ---------------------------------
 
Mère Abbesse m’a demandé au nom du Comité de l’Association des Amis, de vous parler en tant que Sr hôtelière de notre accueil actuel à l’hôtellerie.
 
Qui accueillons-nous ? Comment vivons-nous cet accueil ?
 
Saint Benoît écrit dans sa Règle :
 « Tous les hôtes qui arrivent au monastère seront reçus comme le Christ, car Il dira un jour : ‘J’ai été votre hôte et vous m’avez reçu’ ».
Et Saint Jean dans l’Evangile :
 « Ce qui montrera à tous les hommes que vous êtes mes disciples, c’est l’amour que vous aurez les uns pour les autres ».
 
Le Christ est la source de toute hospitalité. Il aime chacun, chacune comme une personne unique.
C’est pourquoi notre maison est ouverte :
- aux chrétiens de toutes confessions,
- aux croyants et aux non-croyants,
- aux baptisés comme aux non-baptisés,
- aux pratiquants et aux non-pratiquants
- aux jeunes en quête de Dieu,
- à toute personne en recherche du sens de la vie,
- à nos familles, à nos ami(e)s,
- aux personnes en situation difficile, par ex. abandonnées par leur conjoint,
divorcées, séparées, aux mamans éduquant seules leurs enfants,,,
Tous, finalement, même à leur insu, viennent au monastère pour chercher Dieu, comme nous les moniales qui y vivons. « C’est ta face, Seigneur que je cherche, ne me cache pas ta face », chantons-nous dans un psaume.
Les personnes se retirent au monastère pour se retrouver elles-mêmes et leur liberté de pensées, pour agir ensuite en fonction de leurs convictions profondes, et aussi pour déposer leurs fardeaux.
 
Nous accueillons aussi des groupes de travail, de réflexion, par ex. :
- des équipes pastorales,
- des prêtres, ceux du Prado,
- les journées bibliques des sœurs aînées de nos communautés de Suisse Romande, animées par Marie-Christine Varone,
- des groupes d’enfants et de jeunes : premiers communiants et confirmands. Ils participent à un office, souvent celui de None, à 14h. Puis, une sœur fait avec eux une courte visite de l’église. Ensuite, au parloir, elle présente notre vie et la fabrication des hosties, avec des diapositives, et répond à leurs questions.
Certains font une journée entière de retraite avant la 1ère communion. Dans ce cas, ce sont leurs catéchistes qui les accompagnent et les prennent en charge.
 
Plusieurs week-ends de l’année sont réservés par des groupes. Par ex. :
- les Equipes Notre-Dame, des couples avec leur aumônier,
- les Equipes MCC, Mouvement des Cadres Chrétiens
- les jeunes du Comité des JMJ, Journées mondiales de la jeunesse,
- les séminaristes et les discernants de nos diocèses.
 
Nous accueillons aussi des Frères et Sœurs d’autres communautés de l’Ordre ou d’autres Congrégations, par ex :
- les Petites Sœurs de Jésus,
- les Petites Sœurs de l’Evangile
qui partagent notre vie pour quelques jours. Leur expérience de vie auprès des pauvres nous stimule et nous ouvre à la mission universelle de l’Eglise.
Il y a aussi nos Frères de la MOPP (Mission Ouvrière Sts Pierre et Paul), liés à la Maigrauge depuis bien longtemps et qui viennent chez nous pour un temps de retraite ou de dialogue communautaire.
 
Nous offrons aussi à des jeunes femmes qui le désirent la possibilité de faire une expérience d’une ou plusieurs semaines monastiques. Elles participent à la liturgie, au travail manuel, et après quelques jours prennent les repas en communauté et suivent notre horaire.
 
Quel genre de personnes fréquente notre hôtellerie ?
 
En général, plus de femmes que d’hommes,
                  plus de personnes seules que de couples ;
des religieux, des religieuses pour leur retraite,
peu de prêtres,
des pasteurs et des pasteures protestants,
des mères de famille,
des jeunes en recherche, peu d’étudiants,
des personnes avec des responsabilités professionnelles,
des pèlerins de St Jacques,
des personnes à la retraite.
 
La moyenne d’âge est entre 40 et 50 ans.
Nous notons environ 1.000 nuitées par an, mais comme je l’ai déjà dit, l’accueil d’un jour ou de quelques heures est aussi important.
 
Nos hôtes viennent de la Suisse romande et de la Suisse allemande,
                               de France, d’Allemagne, de Belgique, comme d’autres pays d’Europe, mais parfois de plus loin : Inde, Pakistan…
 
Depuis quelques années, nous sommes aussi de plus en plus sollicitées par des personnes qui sonnent à notre porte et demandent une garantie pour loger à « La Tuile » (asile de nuit) ou pour « Le Banc public » qui offre l’hospitalité de jour avec un repas de midi.  Ce sont les pauvres de notre temps !
Dans sa Règle, St Benoît écrit :
« C’est surtout en recevant des pauvres et des pèlerins qu’on montrera un soin tout particulier, car en eux plus qu’en d’autres, c’est le Christ qu’on reçoit ».
 
Il y a aussi les nombreux appels téléphoniques, le courrier, les e-mails, de personnes qui nous confient leurs soucis, demandent notre prière ou des conseils.
 
Comment accueillons-nous nos hôtes ?
Dans sa Règle, St Benoît dit du monastère qu’il est la « Maison de Dieu ». C’est donc un lieu où Dieu peut être rencontré.
Nous essayons d’ouvrir notre porte et notre cœur en toute simplicité, en donnant la possibilité de participer à notre liturgie.
Tous peuvent bénéficier du climat de silence et de recueillement, de la discrétion aussi. Certaines personnes confient leurs soucis, leurs difficultés, leur chemin de vie. D’autres demandent une aide spirituelle, un conseil, ou simplement de pouvoir compter sur la prière. D’autres encore demandent à être aidés pour prier, pour apprendre à prier ou à faire la lectio divina.
Certains hôtes demandent un entretien ou à être accompagnés, d’autres préfèrent rester dans le silence du cœur à cœur, touchés par une parole de l’Ecriture ou par une attention à leur égard.
 
Pour nous, chaque personne doit se sentir respectée en ce qu’elle est et en ce qu’elle vit. Toute personne est sacrée. Et en Dieu, nous vivons une profonde communion.
Pierre-François de Béthune dit quelque part : «  C’est en définitive le mouvement intérieur de Dieu-Hôte qui est à la source de toute hospitalité : elle n’est pas seulement un face à face entre l’hôte et l’invité. En s’accueillant mutuellement, ils entrent l’un et l’autre dans le mystère de Dieu qui les enveloppe ».
 
Notre accueil est monastique en ceci qu’il offre le silence, le calme, la discrétion, l’office divin, c’est-à-dire la prière commune,  l’écoute de la Parole de Dieu, et l’oratoire où les hôtes peuvent se recueillir et prier.
 
J’aime ajouter que toutes ces personnes dont je vous ai parlé et que j’appelle « hôtes » de notre monastère, nous apportent beaucoup par leur partage et par leur témoignage de vie. Ils nous interpellent aussi sur notre vie personnelle. Ils nous donnent de voir si notre vie de moniale est vraie, tournée vers l’Essentiel, entièrement donnée à Jésus pour témoigner qu’en Lui et avec Lui nous sommes tous aimés comme des enfants d’un même Père.
                  
                         L’accueil monastique à la Maigrauge
 
   Assemblée Générale de l’Association des Amis de la Maigrauge, 6 mars 2010
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Mère Abbesse m’a demandé au nom du Comité de l’Association des Amis, de vous parler en tant que Sr hôtelière de notre accueil actuel à l’hôtellerie.
 
Qui accueillons-nous ? Comment vivons-nous cet accueil ?
 
Saint Benoît écrit dans sa Règle :
 « Tous les hôtes qui arrivent au monastère seront reçus comme le Christ, car Il dira un jour : ‘J’ai été votre hôte et vous m’avez reçu’ ».
Et Saint Jean dans l’Evangile :
 « Ce qui montrera à tous les hommes que vous êtes mes disciples, c’est l’amour que vous aurez les uns pour les autres ».
 
Le Christ est la source de toute hospitalité. Il aime chacun, chacune comme une personne unique.
C’est pourquoi notre maison est ouverte :
- aux chrétiens de toutes confessions,
- aux croyants et aux non-croyants,
- aux baptisés comme aux non-baptisés,
- aux pratiquants et aux non-pratiquants
- aux jeunes en quête de Dieu,
- à toute personne en recherche du sens de la vie,
- à nos familles, à nos ami(e)s,
- aux personnes en situation difficile, par ex. abandonnées par leur conjoint,
divorcées, séparées, aux mamans éduquant seules leurs enfants,,,
Tous, finalement, même à leur insu, viennent au monastère pour chercher Dieu, comme nous les moniales qui y vivons. « C’est ta face, Seigneur que je cherche, ne me cache pas ta face », chantons-nous dans un psaume.
Les personnes se retirent au monastère pour se retrouver elles-mêmes et leur liberté de pensées, pour agir ensuite en fonction de leurs convictions profondes, et aussi pour déposer leurs fardeaux.
 
Nous accueillons aussi des groupes de travail, de réflexion, par ex. :
- des équipes pastorales,
- des prêtres, ceux du Prado,
- les journées bibliques des sœurs aînées de nos communautés de Suisse Romande, animées par Marie-Christine Varone,
- des groupes d’enfants et de jeunes : premiers communiants et confirmands. Ils participent à un office, souvent celui de None, à 14h. Puis, une sœur fait avec eux une courte visite de l’église. Ensuite, au parloir, elle présente notre vie et la fabrication des hosties, avec des diapositives, et répond à leurs questions.
Certains font une journée entière de retraite avant la 1ère communion. Dans ce cas, ce sont leurs catéchistes qui les accompagnent et les prennent en charge.
 
Plusieurs week-ends de l’année sont réservés par des groupes. Par ex. :
- les Equipes Notre-Dame, des couples avec leur aumônier,
- les Equipes MCC, Mouvement des Cadres Chrétiens
- les jeunes du Comité des JMJ, Journées mondiales de la jeunesse,
- les séminaristes et les discernants de nos diocèses.
 
Nous accueillons aussi des Frères et Sœurs d’autres communautés de l’Ordre ou d’autres Congrégations, par ex :
- les Petites Sœurs de Jésus,
- les Petites Sœurs de l’Evangile
qui partagent notre vie pour quelques jours. Leur expérience de vie auprès des pauvres nous stimule et nous ouvre à la mission universelle de l’Eglise.
Il y a aussi nos Frères de la MOPP (Mission Ouvrière Sts Pierre et Paul), liés à la Maigrauge depuis bien longtemps et qui viennent chez nous pour un temps de retraite ou de dialogue communautaire.
 
Nous offrons aussi à des jeunes femmes qui le désirent la possibilité de faire une expérience d’une ou plusieurs semaines monastiques. Elles participent à la liturgie, au travail manuel, et après quelques jours prennent les repas en communauté et suivent notre horaire.
 
Quel genre de personnes fréquente notre hôtellerie ?
 
En général, plus de femmes que d’hommes,
                  plus de personnes seules que de couples ;
des religieux, des religieuses pour leur retraite,
peu de prêtres,
des pasteurs et des pasteures protestants,
des mères de famille,
des jeunes en recherche, peu d’étudiants,
des personnes avec des responsabilités professionnelles,
des pèlerins de St Jacques,
des personnes à la retraite.
 
La moyenne d’âge est entre 40 et 50 ans.
Nous notons environ 1.000 nuitées par an, mais comme je l’ai déjà dit, l’accueil d’un jour ou de quelques heures est aussi important.
 
Nos hôtes viennent de la Suisse romande et de la Suisse allemande,
                               de France, d’Allemagne, de Belgique, comme d’autres pays d’Europe, mais parfois de plus loin : Inde, Pakistan…
 
Depuis quelques années, nous sommes aussi de plus en plus sollicitées par des personnes qui sonnent à notre porte et demandent une garantie pour loger à « La Tuile » (asile de nuit) ou pour « Le Banc public » qui offre l’hospitalité de jour avec un repas de midi.  Ce sont les pauvres de notre temps !
Dans sa Règle, St Benoît écrit :
« C’est surtout en recevant des pauvres et des pèlerins qu’on montrera un soin tout particulier, car en eux plus qu’en d’autres, c’est le Christ qu’on reçoit ».
 
Il y a aussi les nombreux appels téléphoniques, le courrier, les e-mails, de personnes qui nous confient leurs soucis, demandent notre prière ou des conseils.
 
Comment accueillons-nous nos hôtes ?
Dans sa Règle, St Benoît dit du monastère qu’il est la « Maison de Dieu ». C’est donc un lieu où Dieu peut être rencontré.
Nous essayons d’ouvrir notre porte et notre cœur en toute simplicité, en donnant la possibilité de participer à notre liturgie.
Tous peuvent bénéficier du climat de silence et de recueillement, de la discrétion aussi. Certaines personnes confient leurs soucis, leurs difficultés, leur chemin de vie. D’autres demandent une aide spirituelle, un conseil, ou simplement de pouvoir compter sur la prière. D’autres encore demandent à être aidés pour prier, pour apprendre à prier ou à faire la lectio divina.
Certains hôtes demandent un entretien ou à être accompagnés, d’autres préfèrent rester dans le silence du cœur à cœur, touchés par une parole de l’Ecriture ou par une attention à leur égard.
 
Pour nous, chaque personne doit se sentir respectée en ce qu’elle est et en ce qu’elle vit. Toute personne est sacrée. Et en Dieu, nous vivons une profonde communion.
Pierre-François de Béthune dit quelque part : «  C’est en définitive le mouvement intérieur de Dieu-Hôte qui est à la source de toute hospitalité : elle n’est pas seulement un face à face entre l’hôte et l’invité. En s’accueillant mutuellement, ils entrent l’un et l’autre dans le mystère de Dieu qui les enveloppe ».
 
Notre accueil est monastique en ceci qu’il offre le silence, le calme, la discrétion, l’office divin, c’est-à-dire la prière commune,  l’écoute de la Parole de Dieu, et l’oratoire où les hôtes peuvent se recueillir et prier.
 
J’aime ajouter que toutes ces personnes dont je vous ai parlé et que j’appelle « hôtes » de notre monastère, nous apportent beaucoup par leur partage et par leur témoignage de vie. Ils nous interpellent aussi sur notre vie personnelle. Ils nous donnent de voir si notre vie de moniale est vraie, tournée vers l’Essentiel, entièrement donnée à Jésus pour témoigner qu’en Lui et avec Lui nous sommes tous aimés comme des enfants d’un même Père.
                  
                         L’accueil monastique à la Maigrauge
 
   Assemblée Générale de l’Association des Amis de la Maigrauge, 6 mars 2010
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Mère Abbesse m’a demandé au nom du Comité de l’Association des Amis, de vous parler en tant que Sr hôtelière de notre accueil actuel à l’hôtellerie.
 
Qui accueillons-nous ? Comment vivons-nous cet accueil ?
 
Saint Benoît écrit dans sa Règle :
 « Tous les hôtes qui arrivent au monastère seront reçus comme le Christ, car Il dira un jour : ‘J’ai été votre hôte et vous m’avez reçu’ ».
Et Saint Jean dans l’Evangile :
 « Ce qui montrera à tous les hommes que vous êtes mes disciples, c’est l’amour que vous aurez les uns pour les autres ».
 
Le Christ est la source de toute hospitalité. Il aime chacun, chacune comme une personne unique.
C’est pourquoi notre maison est ouverte :
- aux chrétiens de toutes confessions,
- aux croyants et aux non-croyants,
- aux baptisés comme aux non-baptisés,
- aux pratiquants et aux non-pratiquants
- aux jeunes en quête de Dieu,
- à toute personne en recherche du sens de la vie,
- à nos familles, à nos ami(e)s,
- aux personnes en situation difficile, par ex. abandonnées par leur conjoint,
divorcées, séparées, aux mamans éduquant seules leurs enfants,,,
Tous, finalement, même à leur insu, viennent au monastère pour chercher Dieu, comme nous les moniales qui y vivons. « C’est ta face, Seigneur que je cherche, ne me cache pas ta face », chantons-nous dans un psaume.
Les personnes se retirent au monastère pour se retrouver elles-mêmes et leur liberté de pensées, pour agir ensuite en fonction de leurs convictions profondes, et aussi pour déposer leurs fardeaux.
 
Nous accueillons aussi des groupes de travail, de réflexion, par ex. :
- des équipes pastorales,
- des prêtres, ceux du Prado,
- les journées bibliques des sœurs aînées de nos communautés de Suisse Romande, animées par Marie-Christine Varone,
- des groupes d’enfants et de jeunes : premiers communiants et confirmands. Ils participent à un office, souvent celui de None, à 14h. Puis, une sœur fait avec eux une courte visite de l’église. Ensuite, au parloir, elle présente notre vie et la fabrication des hosties, avec des diapositives, et répond à leurs questions.
Certains font une journée entière de retraite avant la 1ère communion. Dans ce cas, ce sont leurs catéchistes qui les accompagnent et les prennent en charge.
 
Plusieurs week-ends de l’année sont réservés par des groupes. Par ex. :
- les Equipes Notre-Dame, des couples avec leur aumônier,
- les Equipes MCC, Mouvement des Cadres Chrétiens
- les jeunes du Comité des JMJ, Journées mondiales de la jeunesse,
- les séminaristes et les discernants de nos diocèses.
 
Nous accueillons aussi des Frères et Sœurs d’autres communautés de l’Ordre ou d’autres Congrégations, par ex :
- les Petites Sœurs de Jésus,
- les Petites Sœurs de l’Evangile
qui partagent notre vie pour quelques jours. Leur expérience de vie auprès des pauvres nous stimule et nous ouvre à la mission universelle de l’Eglise.
Il y a aussi nos Frères de la MOPP (Mission Ouvrière Sts Pierre et Paul), liés à la Maigrauge depuis bien longtemps et qui viennent chez nous pour un temps de retraite ou de dialogue communautaire.
 
Nous offrons aussi à des jeunes femmes qui le désirent la possibilité de faire une expérience d’une ou plusieurs semaines monastiques. Elles participent à la liturgie, au travail manuel, et après quelques jours prennent les repas en communauté et suivent notre horaire.
 
Quel genre de personnes fréquente notre hôtellerie ?
 
En général, plus de femmes que d’hommes,
                  plus de personnes seules que de couples ;
des religieux, des religieuses pour leur retraite,
peu de prêtres,
des pasteurs et des pasteures protestants,
des mères de famille,
des jeunes en recherche, peu d’étudiants,
des personnes avec des responsabilités professionnelles,
des pèlerins de St Jacques,
des personnes à la retraite.
 
La moyenne d’âge est entre 40 et 50 ans.
Nous notons environ 1.000 nuitées par an, mais comme je l’ai déjà dit, l’accueil d’un jour ou de quelques heures est aussi important.
 
Nos hôtes viennent de la Suisse romande et de la Suisse allemande,
                               de France, d’Allemagne, de Belgique, comme d’autres pays d’Europe, mais parfois de plus loin : Inde, Pakistan…
 
Depuis quelques années, nous sommes aussi de plus en plus sollicitées par des personnes qui sonnent à notre porte et demandent une garantie pour loger à « La Tuile » (asile de nuit) ou pour « Le Banc public » qui offre l’hospitalité de jour avec un repas de midi.  Ce sont les pauvres de notre temps !
Dans sa Règle, St Benoît écrit :
« C’est surtout en recevant des pauvres et des pèlerins qu’on montrera un soin tout particulier, car en eux plus qu’en d’autres, c’est le Christ qu’on reçoit ».
 
Il y a aussi les nombreux appels téléphoniques, le courrier, les e-mails, de personnes qui nous confient leurs soucis, demandent notre prière ou des conseils.
 
Comment accueillons-nous nos hôtes ?
Dans sa Règle, St Benoît dit du monastère qu’il est la « Maison de Dieu ». C’est donc un lieu où Dieu peut être rencontré.
Nous essayons d’ouvrir notre porte et notre cœur en toute simplicité, en donnant la possibilité de participer à notre liturgie.
Tous peuvent bénéficier du climat de silence et de recueillement, de la discrétion aussi. Certaines personnes confient leurs soucis, leurs difficultés, leur chemin de vie. D’autres demandent une aide spirituelle, un conseil, ou simplement de pouvoir compter sur la prière. D’autres encore demandent à être aidés pour prier, pour apprendre à prier ou à faire la lectio divina.
Certains hôtes demandent un entretien ou à être accompagnés, d’autres préfèrent rester dans le silence du cœur à cœur, touchés par une parole de l’Ecriture ou par une attention à leur égard.
 
Pour nous, chaque personne doit se sentir respectée en ce qu’elle est et en ce qu’elle vit. Toute personne est sacrée. Et en Dieu, nous vivons une profonde communion.
Pierre-François de Béthune dit quelque part : «  C’est en définitive le mouvement intérieur de Dieu-Hôte qui est à la source de toute hospitalité : elle n’est pas seulement un face à face entre l’hôte et l’invité. En s’accueillant mutuellement, ils entrent l’un et l’autre dans le mystère de Dieu qui les enveloppe ».
 
Notre accueil est monastique en ceci qu’il offre le silence, le calme, la discrétion, l’office divin, c’est-à-dire la prière commune,  l’écoute de la Parole de Dieu, et l’oratoire où les hôtes peuvent se recueillir et prier.
 
J’aime ajouter que toutes ces personnes dont je vous ai parlé et que j’appelle « hôtes » de notre monastère, nous apportent beaucoup par leur partage et par leur témoignage de vie. Ils nous interpellent aussi sur notre vie personnelle. Ils nous donnent de voir si notre vie de moniale est vraie, tournée vers l’Essentiel, entièrement donnée à Jésus pour témoigner qu’en Lui et avec Lui nous sommes tous aimés comme des enfants d’un même Père.
                  
                         L’accueil monastique à la Maigrauge
 
   Assemblée Générale de l’Association des Amis de la Maigrauge, 6 mars 2010
                                       ---------------------------------
 
Mère Abbesse m’a demandé au nom du Comité de l’Association des Amis, de vous parler en tant que Sr hôtelière de notre accueil actuel à l’hôtellerie.
 
Qui accueillons-nous ? Comment vivons-nous cet accueil ?
 
Saint Benoît écrit dans sa Règle :
 « Tous les hôtes qui arrivent au monastère seront reçus comme le Christ, car Il dira un jour : ‘J’ai été votre hôte et vous m’avez reçu’ ».
Et Saint Jean dans l’Evangile :
 « Ce qui montrera à tous les hommes que vous êtes mes disciples, c’est l’amour que vous aurez les uns pour les autres ».
 
Le Christ est la source de toute hospitalité. Il aime chacun, chacune comme une personne unique.
C’est pourquoi notre maison est ouverte :
- aux chrétiens de toutes confessions,
- aux croyants et aux non-croyants,
- aux baptisés comme aux non-baptisés,
- aux pratiquants et aux non-pratiquants
- aux jeunes en quête de Dieu,
- à toute personne en recherche du sens de la vie,
- à nos familles, à nos ami(e)s,
- aux personnes en situation difficile, par ex. abandonnées par leur conjoint,
divorcées, séparées, aux mamans éduquant seules leurs enfants,,,
Tous, finalement, même à leur insu, viennent au monastère pour chercher Dieu, comme nous les moniales qui y vivons. « C’est ta face, Seigneur que je cherche, ne me cache pas ta face », chantons-nous dans un psaume.
Les personnes se retirent au monastère pour se retrouver elles-mêmes et leur liberté de pensées, pour agir ensuite en fonction de leurs convictions profondes, et aussi pour déposer leurs fardeaux.
 
Nous accueillons aussi des groupes de travail, de réflexion, par ex. :
- des équipes pastorales,
- des prêtres, ceux du Prado,
- les journées bibliques des sœurs aînées de nos communautés de Suisse Romande, animées par Marie-Christine Varone,
- des groupes d’enfants et de jeunes : premiers communiants et confirmands. Ils participent à un office, souvent celui de None, à 14h. Puis, une sœur fait avec eux une courte visite de l’église. Ensuite, au parloir, elle présente notre vie et la fabrication des hosties, avec des diapositives, et répond à leurs questions.
Certains font une journée entière de retraite avant la 1ère communion. Dans ce cas, ce sont leurs catéchistes qui les accompagnent et les prennent en charge.
 
Plusieurs week-ends de l’année sont réservés par des groupes. Par ex. :
- les Equipes Notre-Dame, des couples avec leur aumônier,
- les Equipes MCC, Mouvement des Cadres Chrétiens
- les jeunes du Comité des JMJ, Journées mondiales de la jeunesse,
- les séminaristes et les discernants de nos diocèses.
 
Nous accueillons aussi des Frères et Sœurs d’autres communautés de l’Ordre ou d’autres Congrégations, par ex :
- les Petites Sœurs de Jésus,
- les Petites Sœurs de l’Evangile
qui partagent notre vie pour quelques jours. Leur expérience de vie auprès des pauvres nous stimule et nous ouvre à la mission universelle de l’Eglise.
Il y a aussi nos Frères de la MOPP (Mission Ouvrière Sts Pierre et Paul), liés à la Maigrauge depuis bien longtemps et qui viennent chez nous pour un temps de retraite ou de dialogue communautaire.
 
Nous offrons aussi à des jeunes femmes qui le désirent la possibilité de faire une expérience d’une ou plusieurs semaines monastiques. Elles participent à la liturgie, au travail manuel, et après quelques jours prennent les repas en communauté et suivent notre horaire.
 
Quel genre de personnes fréquente notre hôtellerie ?
 
En général, plus de femmes que d’hommes,
                  plus de personnes seules que de couples ;
des religieux, des religieuses pour leur retraite,
peu de prêtres,
des pasteurs et des pasteures protestants,
des mères de famille,
des jeunes en recherche, peu d’étudiants,
des personnes avec des responsabilités professionnelles,
des pèlerins de St Jacques,
des personnes à la retraite.
 
La moyenne d’âge est entre 40 et 50 ans.
Nous notons environ 1.000 nuitées par an, mais comme je l’ai déjà dit, l’accueil d’un jour ou de quelques heures est aussi important.
 
Nos hôtes viennent de la Suisse romande et de la Suisse allemande,
                               de France, d’Allemagne, de Belgique, comme d’autres pays d’Europe, mais parfois de plus loin : Inde, Pakistan…
 
Depuis quelques années, nous sommes aussi de plus en plus sollicitées par des personnes qui sonnent à notre porte et demandent une garantie pour loger à « La Tuile » (asile de nuit) ou pour « Le Banc public » qui offre l’hospitalité de jour avec un repas de midi.  Ce sont les pauvres de notre temps !
Dans sa Règle, St Benoît écrit :
« C’est surtout en recevant des pauvres et des pèlerins qu’on montrera un soin tout particulier, car en eux plus qu’en d’autres, c’est le Christ qu’on reçoit ».
 
Il y a aussi les nombreux appels téléphoniques, le courrier, les e-mails, de personnes qui nous confient leurs soucis, demandent notre prière ou des conseils.
 
Comment accueillons-nous nos hôtes ?
Dans sa Règle, St Benoît dit du monastère qu’il est la « Maison de Dieu ». C’est donc un lieu où Dieu peut être rencontré.
Nous essayons d’ouvrir notre porte et notre cœur en toute simplicité, en donnant la possibilité de participer à notre liturgie.
Tous peuvent bénéficier du climat de silence et de recueillement, de la discrétion aussi. Certaines personnes confient leurs soucis, leurs difficultés, leur chemin de vie. D’autres demandent une aide spirituelle, un conseil, ou simplement de pouvoir compter sur la prière. D’autres encore demandent à être aidés pour prier, pour apprendre à prier ou à faire la lectio divina.
Certains hôtes demandent un entretien ou à être accompagnés, d’autres préfèrent rester dans le silence du cœur à cœur, touchés par une parole de l’Ecriture ou par une attention à leur égard.
 
Pour nous, chaque personne doit se sentir respectée en ce qu’elle est et en ce qu’elle vit. Toute personne est sacrée. Et en Dieu, nous vivons une profonde communion.
Pierre-François de Béthune dit quelque part : «  C’est en définitive le mouvement intérieur de Dieu-Hôte qui est à la source de toute hospitalité : elle n’est pas seulement un face à face entre l’hôte et l’invité. En s’accueillant mutuellement, ils entrent l’un et l’autre dans le mystère de Dieu qui les enveloppe ».
 
Notre accueil est monastique en ceci qu’il offre le silence, le calme, la discrétion, l’office divin, c’est-à-dire la prière commune,  l’écoute de la Parole de Dieu, et l’oratoire où les hôtes peuvent se recueillir et prier.
 
J’aime ajouter que toutes ces personnes dont je vous ai parlé et que j’appelle « hôtes » de notre monastère, nous apportent beaucoup par leur partage et par leur témoignage de vie. Ils nous interpellent aussi sur notre vie personnelle. Ils nous donnent de voir si notre vie de moniale est vraie, tournée vers l’Essentiel, entièrement donnée à Jésus pour témoigner qu’en Lui et avec Lui nous sommes tous aimés comme des enfants d’un même Père.
                                                                                                            Sr Marie-Emmanuel